Aubervilliers En Lutte

Blog de grève des établissements scolaires d'Aubervilliers

Bienvenue sur le blog de grève d’Aubervilliers

Vous trouverez sur ce blog des informations sur le mouvement de grève contre les suppressions de poste massives dans l’éducation nationale et les réformes qui les accompagnent (Chatel, Mastérisation, Gouvernance des EPLE …).

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Motion votée par l’AG des grévistes d’Ile-de-France du 23 mars

L’AG Ile-de-France se félicite de la mobilisation d’aujourd’hui, constate les difficultés de la mobilisation actuelle (sur des parties du 93) mais aussi son potentiel réel (92 Nord, IUFM…).
En conséquence, l’AG Ile-de-France propose:

  • de se mettre en grève le mardi 30 mars et de se rassembler à 14h place de l’Odéon
  • de rejoindre les mobilisations en lien avec les parents, notamment la manifestation du samedi 3 avril de la Seine St-Denis vers Paris

L’AG demande aux directions syndicales de lancer un appel national à la grève pour la semaine prochaine.

Appel de l’AG des grévistes d’Ile de France

L’assemblée générale des grévistes d’île de France du jeudi 18 mars propose :

A NOS COLLEGUES
des écoles, collèges, lycées, LP, en Ile de France et dans tout le pays

  1. D’amplifier la grève marchante
  2. De réunir des AG de ville, pour mobiliser les personnels du 1re, du 2re et du supérieur, les parents, les lycéens, les étudiants …
  3. De s’adresser systématiquement à l’opinion et aux médias
  4. De réunir des AG, pour assurer une forte participation à la grève et à la manifestation du 23 mars (RDV AG des grévistes IdF 13 h, République, coin rue Charlot et Bd du Temple) pour reconduire la grève dans l’éducation, comme dans un cadre interprofessionnel
  5. De tenir des AG de Bassin, de départements le 23 mars, pour organiser les suites. En Ile de France, l’AG des grévistes se déroulera à 18 h 30 à la bourse du travail de République

AUX ORGANISATIONS SYNDICALES

d’appeler nationalement à reconduire la grève du 23/03

AG des grévistes
NOS REVENDICATIONS

Oui à l’embauche massive de personnels enseignants, enseignants chercheurs et agents dans l’Education nationale. Non à la suppression de 16000 postes à la rentrée prochaine, aux classes surchargées et au non remplacement des personnels.

Abrogation de la loi de mobilité des fonctionnaires qui autorise les licenciements dans la fonction publique.

Non à la précarité dans le 1er et 2nd degré et le supérieur. Titularisation et formation de tous les personnels précaires.

Oui à un véritable service public de l’Education Nationale de l’école à l’université.

Retrait de toutes les réformes qui visent à le démanteler : réforme Chatel des lycées, des LP, Darcos du premier degré , mastérisation, LRU … Non à la RGPP et aux restructurations. Non à la destruction programmée des COP et des CIO, RASED et SEGPA.

(Voir les revendications des établissements du premier degré d’Aubervilliers)

Communiqué de l’assemblée générale des grévistes d’IdF

En Ile de France, les écoles, les collèges, les lycées sont confrontés au non remplacement croissant des professeurs en congé ? Les ZEP, nombreuses dans cette région qui sont le plus touchées avec 70% de remplacement pour 90% en général, ce qui ajoute aux inégalités territoriales.

Ce ne sont pas les congés qui augmentent, parce que l’offre de stages de formations est en nette baisse et les maladies sont loin d’augmenter en rapport avec la dégradation sans précédents des conditions de travail.

Ce sont les possibilités de remplacement qui diminuent de façon spectaculaire. Le principe, complètement idiot et aveugle, de la disparition de la moitié des postes de professeurs partant à la retraite débouche sur 80 000 suppressions de postes cumulées ces dernières années. Ce qui achève de démolir le service public d’éducation et en premier lieu les systèmes de remplacement.

Pour supprimer tous ces postes, l’administration restreint le nombre de remplaçants (des milliers en moins cette année), et en plus elle affecte ceux qui restent sur des postes à l’année, non pourvus du fait aussi des suppressions de postes. Au niveau des personnels non enseignants également, il n’y a pas assez de remplaçants.

Pour répondre au problème qu’elle a créé l’administration peut affecter des personnels précaires qui ont pour certains des années d’ancienneté et qui doivent être titularisés et formés si besoins.

Pour ne pas recruter des remplaçants titulaires, Chatel, vient de présenter un plan où il annonce faire appel à des étudiants et à des retraités. Exactement l’inverse de la réponse intelligente, voir même de simple bon sens, qui consiste à confier les postes les plus difficiles, dont le remplacement, à des personnels chevronnés et en bonne forme et donc pas aux moins expérimentés, ni au plus fatigués, après 40 ans de métier.

Mettre les étudiants en responsabilité de classes, sans formation professionnelle ni pédagogique, n’est bon ni pour ces étudiants ni surtout pour les classes Et c’est ce que prétend imposer le ministère, avec la réforme de la formation des enseignants, appelée « mastérisation ». Là où l’administration a déjà pratiqué ce genre de « recrutement », le résultat ne s’est pas fait attendre : le jeune n’a pas pu tenir et les classes ont vu défiler plusieurs enseignants « recrutés » sur les mêmes bases.

Car enseigner est un métier qui s’apprend.

Et le ministre Chatel -qui ne l’a jamais appris- en parle en connaisseur, lorsqu’il assène « c’est devant les élèves qu’on apprend le mieux à enseigner ». Sûrement ; en tout cas pas seul tout le temps devant des classes entières ; mais à condition de le faire dans le cadre d’une pratique accompagnée en temps partagé, avec une aide importante et permanente pendant au moins un an. C’est la meilleure façon d’apprendre pour un professeur. Comme pour un médecin, d’ailleurs que Chatel cite pourtant comme exemple de ce qu’il veut généraliser dans l’Education. Si ses ravages dans un système éducatif auquel il ne comprend rien lui sont fatals lors du prochain remaniement, il ne faudra surtout pas lui confier la responsabilité de la Santé.

Communiqué de presse de l’AG du 16 février 2010

Etats généraux de la sécurité à l’école
Ne soyons pas dupes : la violence c’est d’abord celle du gouvernement

En ce moment, nous, personnels de l’Education nationale, principalement sur l’Académie de Créteil, sommes en lutte (grèves, manifestations, assemblées générales de ville ou de département voire de région).

Alors que cette mobilisation est en train de s’étendre, les médias et le gouvernement voudraient faire croire que nous exprimons un « ras le bol » face à la recrudescence supposée des actes de violence de la part des élèves.

Cette analyse est fausse et ne rend absolument pas compte de la réalité du mouvement. Si nous sommes en grève aujourd’hui, comme nous l’étions jeudi et mardi dernier et comme nous le serons encore jeudi 18, c’est parce que nous refusons les suppressions massives de postes et toutes les réformes qui en découlent (réforme du lycée, remise en cause de la formation des enseignants, non remplacement des absences, recours systématique à des personnels précaires …).

Notre colère a pour cible la violence de l’Etat qui par sa politique continue de s’attaquer aux classes populaires, principales concernées par le délabrement de l’éducation publique. Pour nous la violence qu’il faut combattre c’est celle de l’explosion des inégalités sociales. Mais cette violence-là, l’Etat n’entend pas y remédier et pour cause puisqu’il l’organise. Alors pour détourner la question et se doter d’un arsenal répressif visant à dissuader tout mouvement de révolte, le gouvernement choisit de stigmatiser les élèves comme violents et propose comme unique réponse à l’urgence sociale la répression (plan de « sanctuarisation » des établissements scolaires avec sa vidéosurveillance, ses portiques et ses équipes mobiles de sécurité).

Rappelons qu’à côté des enseignants du lycée Chérioux (Vitry-sur-Seine) exerçant leur droit de retrait pour exiger le doublement du nombre de surveillants et donc plus de moyens humains comme nous tous, il y a d’autres établissements (notamment le lycée Le Corbusier d’Aubervillers) qui sont mobilisés contre la mise en place des équipes mobiles de sécurité. Nous ne sommes pas dupes, la violence c’est d’abord celle de la politique du gouvernement.

Nous lançons un appel aux organisations syndicales et aux personnalités invitées :

Refusez la récupération sécuritaire du ministère en ne participant pas aux « Etats généraux de la sécurité à l’école ».

 
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