Aubervilliers En Lutte

Blog de grève des établissements scolaires d'Aubervilliers

Un article du Parisien (10/02/2010)

Posted by aubervilliersenlutte sur 11 février 2010

SAINT-DENIS

Les profs dans la rue

Partie le 1 e r février d’un lycée d’Aubervilliers, la grève des enseignants s’étend dans tout le département. Hier, c’est à Saint-Denis qu’ils ont manifesté.

 
 9 réactions | RéagirBÉRANGÈRE LEPETIT | 10.02.2010, 07h00
Accrochée hier sur la porte de la mairie de Saint-Denis, la liste des établissements scolaires touchés par la grève s’allonge. A chacun d’ajouter sa contribution avec un feutre. « Lycée Feyder à Epinay, 62 % de grévistes à 8 heures, Elsa-Triolet à Saint-Denis, 22 profs en grève sur 44, école élémentaire Cachin à Bobigny, 10 instituteurs sur 12.»
Au total, selon cette liste, 53 écoles, collèges ou lycées étaient hier concernés, au moins partiellement, par le mouvement dans le département, alors qu’une foule d’enseignants, de parents d’élèves et de lycéens 400 personnes selon la police, 550 selon les syndicats s’est rassemblée devant l’hôtel de ville de Saint-Denis, à 14 heures à l’appel des syndicats, pour sillonner dans le froid les rues du centre-ville. De son côté, l’inspection d’académie tempère l’importance d’une grève « qui ne concerne vraiment que quatre villes, Aubervilliers, Saint-Denis, Epinay et Pantin » et ne comptabilisait hier qu’une vingtaine d’établissements dans lesquels un enseignant sur deux est gréviste.

Un appel à manifester demain à Paris

Dans le cortège, Clément Dirson, secrétaire départemental du Snes, se félicite : « La grève part de problèmes locaux, mais les profs font rapidement le lien avec les enjeux nationaux. Ce qui est sûr, c’est que ce mouvement trouve un écho. » Sur toutes les lèvres, la réforme des lycées de Luc Chatel, accusée de « creuser les inégalités entre les établissements, les quartiers », l’annonce de nouvelles suppressions de postes à la rentrée 2010, le manque de moyens qui génère une montée de la violence dans un contexte social déjà difficile, mais aussi la réforme de la formation des enseignants avec le « débarquement », en septembre, de jeunes stagiaires pour s’occuper des classes. « Dans un département où la moyenne d’âge des profs est déjà très jeune et les conditions d’enseignement difficiles, l’arrivée de ces stagiaires inexpérimentés va nous déstabiliser encore plus », s’inquiète Solène, prof au lycée Jacques-Brel de La Courneuve.
Fer de lance, le lycée Henri-Wallon d’Aubervilliers est entré le premier dans la grève, lundi 1 e r février. « Tous les jours, on est une vingtaine à faire le tour des collèges et lycées pour expliquer les raisons du mouvement », confie Sandrine, enseignante à Henri-Wallon. Réunis ensuite à la mairie de Saint-Denis, les enseignants ont voté un appel à manifester demain à Paris, au départ du carrefour de l’Odéon, à 14 heures, appel destiné cette fois aux collègues de toute l’académie (Val-de-Marne et Seine-et-Marne y compris). Deux nouvelles journées d’actions sont aussi prévues la semaine prochaine.

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