Aubervilliers En Lutte

Blog de grève des établissements scolaires d'Aubervilliers

Un article de l’Humanité (10/02/2010)

Posted by aubervilliersenlutte sur 11 février 2010

Le malaise s’étend à toute la Seine-Saint-Denis

Postes supprimés, conditions de travail déplorables, la tension monte chez les profs du 9-3. Réunis devant 
la mairie de Saint-Denis, ils veulent étendre le mouvement.

Faire tâche d’huile. Telle est l’ambition des professeurs en grève de Seine-Saint-Denis. Hier, près de 500 enseignants se sont rassemblés, dans un froid glacial, devant la mairie de Saint-Denis. Parti du lycée Henri-Wallon d’Aubervilliers, le 1er février dernier, « le mouvement prend de l’ampleur, nous sommes trois fois plus nombreux que la dernière fois », constate, réjoui, Matthieu Brabant, professeur de maths-sciences au lycée professionnel Denis-Papin à La Courneuve, syndicaliste à la CGT Educ’action 93. « On est passé en une semaine de 12 établissements en grève à 38 aujourd’hui », renchérit Clément Birson, du Snes-FSU 93. Tous dénoncent leurs conditions de travail et entendent faire échec à la réforme des lycées et celles de la formation des maîtres.

« Nous faisons le constat affligeant des suppressions de profs et de leurs conséquences néfastes. Dans mon lycée, nous manquons tellement de personnels que nous ne sommes plus en mesure de remplacer les départs en congé maternité », témoigne Isabelle Richer, prof au lycée Le-Corbusier à Aubervilliers. « C’est bien simple, nous manquons de tout  : de profs, de pions, de femmes de ménage. Qu’on ne s’étonne pas de notre ras-le-bol et de nos manifestations contre la casse de l’école », poursuit une enseignante d’Henri-Wallon. Un message que semblent partager les parents d’élèves. « Nous soutenons évidemment les enseignants dans leurs revendications car derrière cela c’est de l’éducation de nos enfants dont il s’agit. Nous, ce que voulons, c’est de meilleures conditions, des profs formés et qualifiés, même pour les remplaçants. À la RATP, quand un chauffeur manque, ils ne font pas appel à un remplaçant qui n’a que son Code de la route  ! À l’éducation nationale, si  ! » explique Antoine Wohlgroth, responsable FCPE d’Aubervilliers. Également aux côtés des enseignants, de nombreux élèves inquiets. Parmi eux, Gaëlle Rouzier, militante de la Jeunesse communiste  : « Les moyens manquent. Les classes sont surchargées. Et dans un département populaire comme le nôtre c’est encore plus grave. Il faut que le ministre l’entende. » Un rendez-vous qui semble pris pour interpeller Luc Chatel. Ce jeudi, les profs du 93 descendront sur Paris.

Lionel Decottignies

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